Aproport donne une seconde vie à ses containers usagés

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© Arnaud Morel Containers sur la plateforme Aproport Chalon-sur-Saône

La CCI de Saône-et-Loire vend, à travers son établissement public Aproport, des containers de fret usagés. Ceux-ci sont destinés à des entreprises ou des particuliers, désireux d’étendre leur capacité de stockage, ou de logement. Un marché de niche.

La vente de containers de fret usagés est une activité annexe d’Aproport, l’établissement public lié à la CCI de Saône-et-Loire, qui gère les plateformes multimodales de Chalon-sur-Saône, Mâcon et de Pagny, entièrement dévolues au fret. Pourtant, quoique cyclique, celle-ci se maintient à un niveau assez significatif depuis une petite dizaine d’années. « Nous nous sommes penchés sur le sujet à la suite de demandes de particuliers, il y a une dizaine d’années. Depuis, nous enregistrons des demandes de manière constante, à hauteur de 5 à 10 unités par an », décrit Hélène Blied, responsable administratif et logistique chez Aproport. L’idée de réutiliser des containers métalliques usagés pour les transformer en lieu de stockage, ou en extension de logement a de quoi séduire. Les particuliers apprécient le côté modulaire et facile à travailler, les entreprises la polyvalence des usages. « Nos acheteurs vont des propriétaires qui veulent étendre leur logement, aux entreprises qui cherchent des stockages provisoires et mobiles. Dernièrement, nous avons vendu un container à la SNCF qui avait besoin d’entreposer du matériel sur l’un de ses sites. Nous avons également fourni 5 containers à un architecte, dans le cadre de l’aménagement du logement d’un de ses clients », précise la jeune femme.

Une offre variée

Aporport ne vend pas directement des containers, mais, saisie de demandes, elle vérifie la disponibilité auprès d’entreprises de fret maritimes, puis organise l’acheminement et la livraison au client, le plus souvent par voie routière. Plusieurs types de caissons sont disponibles, les containers dry de 20 ou 40 pieds, des modèles « open-top », simplement couverts d’une bâche, ou les modèles grande hauteur « high-cube ». Principalement fabriqués en Asie, les containers de fret proposés à la vente sont usagés, parfois un peu cabossés et rouillés, mais ils disposent tous d’un certificat de navigabilité valable six mois après l’achat. Ils peuvent ainsi être transportés par voie fluviale et maritime, pour être acheminés vers leur destinataire. Mais, pour séduisante qu’elle soit, l’idée d’utiliser des containers usagés pour le logement se heurte à des difficultés pratiques, comme des démarches administratives assez fastidieuses avant leur agrément. « Nous avons parfois des demandes de personnes simplement curieuses, averties de cette possibilité d’achat par des reportages ou du bouche-à-oreille. Certaines renoncent du fait des démarches administratives à réaliser. D’autres au contraire restent intéressées, notamment pour des questions de coûts », note Hélène Blied. Il faut tout de même compter plusieurs milliers d’euros – le montant exact demeure un secret d’affaires – pour acquérir un modèle de petite taille, offrant environ 15 mètres carrés d’espace au sol.

Pour Aletheia Press, Arnaud Morel